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10 May 2019

La fin du chemin

Parfois, on aimerait figer le temps au moment le plus merveilleux de sa vie.

Comme si on marchait sur un chemin et que soudain on découvrait un lieu où rien ne peut nous atteindre. Alors, on stopperait notre balade pour ne plus jamais repartir et vivre ici pour l'éternité. 

Peut-être que dans les contes de fées, tout cela est possible. Notre histoire de vie à nous est bien réelle et quelque peu détournée par les aléas. Sur notre chemin, nous vivons des tas de choses plus ou moins bonnes. 

Telle est la vie des hommes...

09 May 2019

Retombés

Pensée # 68

Retombés

Elle avait l’impression de l’avoir toujours connu.
Noyé dans le flux d’amis qu’Émeline fréquentait, Gabriel n’était autre qu’un parmi tant d’autres. Peut-être parce qu’il semblait fragile, divergent, sa profonde affection pour lui, restait à la limite. Trop absorbée par une jeunesse pleine de vie, Émeline se laissait bercer par elle sans en attendre plus.
Pourtant, venu de nulle part, un jour de hasard, un étrange sentiment rapprocha ses deux âmes. En réfléchissant bien, il ne pouvait en être autrement !

Vingt après, assise près de son olivier dans sa minuscule cour intérieure, Emeline tente d’essuyer ses larmes, en vain. Impossible d’arrêter les sanglots. Le souvenir de leur premier et véritable regard la hante. D’amis à amants, il n’y avait eu qu’un pas et sans aller à l’encontre de leur destinée, sur leur chemin, Émeline et Gabriel étaient tombé dans le plus beau piège qu’il soit: L’amour, le vrai. 
Qu’ils construisent un avenir, qu’il aient deux adorables enfants, qu’ils partagent les galères d’une vie de couple, tout, sans exception, se faisait avec une complicité extraordinaire.
Jamais elle n’aurait pensé cela, mais un matin d’automne, les magnifiques yeux verts clairs de Gabriel, ont perdu leur éclat et Émeline sa foi.
Alors, tout vola en éclat !
L’inéluctable suite peu originale d’un couple brisé. Devenus des étrangers, Gabriel vivait sa nouvelle vie loin du cœur d’Emeline qui finit par ne plus saigner. Leur amour était désormais du passé.

Inévitablement, leurs enfants les obligeaient à garder le contact.
Une semaine sur deux, Émeline et Gabriel ne pouvaient échapper à leur devoir de parents. Pour ne rien laisser paraître, ce couple déchiré démontrait une intelligence exemplaire.
Plus forte que bien des choses dans leur vie, cette complicité qui magnifiait leur bonheur, à une certaine époque, ne pouvait disparaître au profit de la haine.
D’interminables mois passèrent...
Enfin, comme si le printemps réapparaissait dans leur cœurs, leurs emois bourgeonnaient à nouveau. 
Les beaux yeux de Gabriel s’illuminaient lorsqu’il sentait les battements du cœur d’Emeline s’emballer dans sa poitrine alors qu’il frôlait sa main. C’était une délicieuse renaissance en gestation. Invisible, imperceptible, encore à l’état d’embryon.

Sur le chemin de la vie, Émeline et Gabriel ont traversé des forêts denses empli de joies et d’allégresse. Quelques fois, leur parcours fût semé d’embûches, cependant, ils ont su les surmonter main dans la main tout en serrant les dents. 
Mais au bout d’un sentier mal emprunté, après une discussion animée, ils se sont lâché car ils ne regardaient plus dans la même direction. 
Chacun a traversé son désert à sa façon. Ne cherchons pas à savoir ce qu’il ont vécu durant ce périple en solitaire, l’important c’est qu’après avoir goûté à la poussière, après des longs mois d’enfer, ils ont retrouvé la bonne voie. 
Émeline et Gabriel sont Retombés ensemble sur le bon chemin pour ne plus jamais se lâcher la main. Une si belle histoire d’amour ne pouvait avoir de fin. 
Séparément, ils ont reçu la même leçon. Et pour ne pas l’oublier, ils ont accroché un tableau noir sur le mur, où est écrit à la craie...

« La fin du chemin n’existe pas tant que l’on est en vie. Il est chaotique, imprévisible, magique parfois, surprenant aussi mais surtout, il est infini. »

05 May 2019

L'amour

Mon sujet préféré. 

Il inspire mes pensées bien plus que les autres. 

04 May 2019

Penser pour vous

# Penser pour VOUS

On rigole lorsque l’on cite l’expression : passer à la casserole !
Cela veut tellement dire de choses !
Mais dès qu’il s’agit de vous, alors là, c’est moins drôle. 
Ceci dit, je ne fais que jouer mon rôle, écrire en prose.

Assise face à face, en touillant mon thé au lait, j’ai attentivement dégusté votre tranche de vie sans jamais vous juger. 
Ensuite, une fois retournée dans ma cabane en bois, j’ai pris ma plume et mon cahier et vous voilà bientôt publié, sans aucune pitié, dans une de mes pensée. 
N’ayez crainte, j’ai juste romancé à souhait afin de ne pas vous voir angoisser. Mais aussi, je l’avoue pour m’éviter un petit procès. 
Sachez que votre vérité est toujours conservée, seuls les mots utilisés sublimerons votre réalité et vous serez l’unique lecteur à rester bouche bée. Les autres lirons cette pensée comme si de rien n’était. Et le tour sera joué ! 
C’est ça « Les Pensées de Justine César », de la vie, des vérités. Car ce que j’aime le plus, c’est faire de vous une STAR.

Justine César

01 May 2019

Le 1er Mai

Pensée # 67

Le 1er Mai

Pour ne pas râler s’il pleut, aujourd’hui 1 er mai, imaginons que chaque goutte de pluie soit un fragment de bonheur et qu’il est arrivé sous cette forme pour ne pas rater l’heure. 
Où que vous soyez, quoi que la météo ait décidée, ce jour férié est destiné à célébrer la fête du travail. 
Malgré tout, cette coutume plus que centenaire épargne les vendeurs de clochette blanche à la sauvette. Ainsi, nos coins de rue, nos bords de route en sont envahis. Impossible donc de s’en sortir avec une pirouette ! 
Au delà de cette journée, avec ou sans brin, sous la pluie ou le soleil printanier, le bonheur est comme les gouttes de pluie, il s’éparpille tout au long de l’année. 
La plupart du temps, il est invisible parce qu’il vit en pointillé dans notre journée. Il arrive parfois qu’il se fasse tellement remarquer, que nous négligeons ses propres bribes sans le faire exprès. 
C’est certainement pour cette raison qu’il est nul besoin d’offrir un grand bouquet, un simple brin de muguet suffit pour que ce jour porte bonheur. 
Si par chance, chez vous aujourd’hui, le soleil est à l’honneur, je souhaite que ma pensée vous mette juste un peu de baume au cœur. 
Justine César

27 Apr 2019

Comme si j'étais une étoile

Pensée # 66

Comme si j’étais une étoile

J’avais mis ton cœur dans du papier de soie. 
J’avais pris soin de ne pas le laisser tomber, je ne voulais surtout pas le briser. Il battait au rythme de l’amour infini et je priais pour qu’il reste ainsi. 
Et puis un mardi, sans rien me dire tu es parti.

— Pourquoi m’as-tu abandonné ? Je te choyais dans un univers de coton pour que tu n’aies pas à affronter ce monde. Je pensais t’avoir tout donné et sans raison, tu t’es éloigné de moi.

Que le vent te pousse si fort et si loin que tu trouves ton chemin. 
Que la foudre, la grêle, évitent ton entrain et que ton envol t’amène vers un horizon certain.
Peut-être un jour, après des lunes et des soleils, tu te retourneras et tu verras briller, tout là-bas, l’amour que j’avais pour toi. 
Alors, poussé par les regrets, tu reviendras mais ce sera trop tard car je ne serais déjà plus là.

Comme si j’étais une étoile et que tu m’observais depuis la terre, tu pensais pouvoir retrouver mon éclat, mais tu as oublié un détail élémentaire :
La distance ne compte pas lorsque le temps et l’espace s’en mêlent. 
Désormais, mon amour illumine tes nuits si tu m’observes d’ici mais je me plaît à penser que je suis à des années lumières de toi. 
Si bien là-bas, que je ne reviendrai pas.

23 Apr 2019

Ecrire pour la bonne cause

Voici un de mes textes accompagnants les photos de Benoît Talayssat à l’exposition de ce week-end au profit de l’association : le resto des Zanimos de Toulouse.

« Vous voyez là, c’est moi et je suis le plus heureux. 
Comment ne pas l’être ?
Couvert d’un manteau bien chaud, d’un bonnet de Noël rigolo, je ne pense qu’à une chose: m’amuser avec mon unique jouet rouge dans les rues de la ville rose. Mon maître le lance, et moi je le lui rapporte. Mon énergie débordante en tout temps, lui donne le courage d’un battant. 
Pour moi, c’est ça la vie ! Pour lui, c’est moi sa vie. »

19 Apr 2019

Ecrire pour la bonne cause

Dans les rues de la ville Rose...
L’exposition des photos de Benoit Talayssat conjugués à la parole (mise en texte de Justine César) des Zanimos de l’association « Le Resto des Zanimos de Toulouse » fait un succès. 
Tous les bénéfices seront reversés afin que nos amis les bêtes puissent avoir un vrai repas. 
Nous vous attendons nombreux à la cartoucherie de Toulouse durant ce week-end de Pâques.

11 Apr 2019

Les artistes perchés

Pensée # 65

Les artistes Perchés

Installés au plus haut sommet dans leur cerveau, les perchés observent, les perchés créent. 
Sans comprendre vraiment pourquoi ni comment ils font pour retranscrire ce qu’ils ont à l’intérieur. 
Parfois, les perchés ont le sentiment de ne pas appartenir à la catégorie dite "normale".
Dirigés par l’inspiration, ils expriment leurs passions par différentes façons. Ils écrivent, peignent, sculptent, photographient, composent ou chantent. C’est ainsi qu’ils affirment, de part leur Art, une autre vision du monde. 
La désinvolture, la provocation, font partie de leur univers. Ce sont des qualités qui dérangent mais en même temps, rendent leur œuvres uniques en leur genre. 
Ils donnent l'illusion d'être tout en haut, parfois même trop haut ! Mais c’est grâce à la hauteur qu’ils prennent, que personne ne peut les atteindre vraiment.

Les terre à terre, sont une catégorie de personnes appelée aussi : « le public ».
Certains de ces derniers ne prennent pas le temps d’approfondir les talents des artistes perchés. Et c’est bien dommage ! Car ils pourraient vivre des instants de plaisirs intenses et indescriptibles. Ils comprendraient alors toute la splendeur de l’Art ainsi que la folie douce qui anime les artistes. Il leur est par ailleurs difficile d’accepter qu’autant de bizarreries puissent être en libre circulation. Il paraîtrait qu’ils aient le vertige et que c’est pour cette raison, qu’ils préfèrent ne pas tenter de se mettre au niveau des artistes perchés. Au cas où !

Un autre cercle de personnes vient compléter mon explication. Ce sont les « critiques ». Très utiles à la vie d’un artiste, les critiques attirent soit la sympathie, soit l’animosité. Mais il faut bien l’avouer, leurs objections, leurs analyses sont précieuses et constructives. Nous ne devons pas les oublier !

A l’entrée de l’univers très fermé des artistes perchés, se trouve une pancarte où est écrit leur menu préféré. 
Pour commencer en entrée, ils savourent une pointe de solitude servi sur un lit de mélancolie.
Pour suivre, il engloutissent une bonne part de source d’inspiration selon l’arrivage du moment, et apprécient le service à volonté car ils détestent être en manque. 
Pour finir en beauté, une part de tarte d’opinions acidulées accompagnée de jugements croustillants. 
Le Café ou le thé sont offerts à profusion pour faciliter la digestion du dessert parfois trop copieux.

Ah oui, j’oubliais le plus important : la collation. Composée d’une coupe d’admirateurs fidèles et surmontée d’avis aux notes douces et sucrées, elle est la meilleure des récompenses. Les artistes en raffolent ! 
C’est d’ailleurs uniquement pour elle qu’ils refusent de redescendre !

Comme un oiseau sur sa branche, les artistes vivent leur liberté d’expression à leur bon gré. 
Lorsque l’on est perché tout là haut, on voit le monde différemment. Il est si vaste, si riche, si coloré qu’il nous inspire. Il nous offre ce qu’il a de plus beau sans dire un seul mot, comme s’il nous servait ça sur un plateau ! 
Alors pourquoi s’en passer en posant un pied sur terre ?

03 Apr 2019

Dans le fauteuil de la continuité

Pensée # 64

Dans le fauteuil de la continuité

— Qu’est-ce que je fais là ? Je suis où ?
—Tu es là où tout le monde va.
—Tout le monde? Vous voulez dire, toutes les personnes de tous les pays? 
— Oui, tous, sans exception. 
— Mais, moi je ne veux pas être ici. Je veux repartir ! Renvoyez moi. s’il vous plaît. 
— C’est impossible ! C’est fini. 
— Comment ça fini ? Déjà ? 
— Oui déjà ! Mais tu étais averti, tu le savais ?
— Oui, c’est vrai, mais au fond de moi, je pensais que j’avais le temps. 
— Tu t’es trompé ! Ton temps est écoulé. 
— Mais attendez ! Je n’ai pas fait tout ce que je voulais faire ! 
— Tu avais pourtant largement de quoi pour vivre tes rêves ! Nous t’avons mis à disposition tout ce dont tu avais besoin ! Alors, pourquoi n’as tu rien fait ? 
— J’avais peur de l’inconnu, peur de l’échec, peur du regard des autres. Peur de tout perdre, et surtout peur de regretter mes choix. Alors, je disais : Un jour, j’aimerai... Si j’osais, j’irai...Plus tard, je ferai... et au final, je n’ai rien fait du tout. 
— Tu ne peux t’en prendre qu’à toi même ! Nous t’avons laissé le temps. Le temps d’une vie. À présent, elle est terminée et tu es ici indéfiniment. 
— Oh non! Non, non, non!!! Attendez ! Pitié, ce n’est pas possible ! Et si vous m’offriez une seconde vie ? Juste une, pour que je puisse réaliser mes rêves. Faites donc comme si ma première vie, n’était qu’un essai ! 
— Non, désolé, cela ne marche pas comme ça ! C’est déjà fini. Et c’est ainsi. Mais tu verras, ici, la peur n’existe pas. Seuls les regrets t’accompagneront pour l’éternité. A moins que...

...En ouvrant les yeux ce matin là, ce curieux songe révélateur, la bouleverse. Est-ce un signe venu d’ailleurs ? 
Troublée, elle se demande si elle a rêvé ou si sa deuxième vie vient de commencer. Lui aurait-on laissé une autre chance de vivre différemment avant que tout s’arrête ? 
Dans l’incertitude que cette seconde chance soit réelle, elle se promet qu’il serait bien de faire de ses rêves, sa réalité. 
À partir de cette nuit là, enfin consciente que son tour viendrait, elle changea sa vision du monde et fit de son existence une suite de souvenirs exquis. 
Après avoir rendu à la vie tout ce qu’elle lui avait prêté, elle ferma les yeux à tout jamais. 
Installée dans l’éternité sur le fauteuil de la continuité, 
elle sourit en revoyant en boucle, sur l’écran géant, les plus beaux souvenirs de toute sa vie. 
Les regrets n’ont pas eu leur place, elle les a laissé à ceux qui ont oublié qu’un jour, eux aussi seront assis là à leur tour. 
Justine César

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